Marre de voir vos plantes se débattre contre les maladies ? La bouillie bordelaise, c’est votre sauveur ! Mais attention, le dosage, c’est la clé. Pas de pifomètre ici, on vous dit comment doser pile poil pour 1 litre.
Sommaire
Comprendre le dosage : la clé d’une application efficace
Vous voulez que votre bouillie bordelaise fasse le job, sans abîmer vos plantes ? Il faut d’abord maîtriser son dosage. C’est la base pour une protection efficace.
Le dosage de base pour un litre
Pour un litre d’eau, la dose standard de bouillie bordelaise oscille souvent entre 10 et 20 grammes. C’est une fourchette large, on est d’accord.
Mais attention, cette quantité peut varier énormément, de 4 à 25 grammes, selon le fabricant et le type de végétal à traiter. L’essentiel est de toujours lire l’étiquette de votre produit, c’est votre bible.
Préventif ou curatif : adaptez votre dose
Le dosage change selon votre objectif. En prévention, quand la maladie n’est pas encore là, visez plutôt 5 à 10 g/L. Pour un traitement curatif, quand les premiers signes apparaissent, vous monterez à 15-25 g/L.
Pour les rosiers, par exemple, comptez 10 g/L en préventif, contre 20 g/L en curatif. Ces valeurs s’ajustent selon la culture, mais l’étiquette reste votre meilleur guide.
L’astuce de l’agent mouillant
Un petit truc pour l’efficacité : ajoutez un agent mouillant. Quelques gouttes de savon noir ou de liquide vaisselle suffisent. Cela améliore l’adhérence de la bouillie sur les feuilles.
L’avantage ? Vous pouvez diviser par deux le dosage recommandé. Au lieu de 20 g/L, passez à 5-10 g/L. Moins de produit, même résultat. Pas mal, non ?
Dosages spécifiques : vos plantes, leurs besoins
Maintenant que la base est posée, plongeons dans les dosages précis. Chaque espèce a ses particularités. On ne traite pas une tomate comme un rosier, vous en doutez bien.
Potager : tomates, pommes de terre, salades
Pour vos tomates et aubergines, face au mildiou, le dosage de bouillie peut varier entre 6 g/L et 20 g/L. Les pommes de terre, elles, réclament généralement 25 g/L, voire 31 g/L si la pression est forte. Pour les salades et autres légumes feuilles, un dosage de 12,5 g/L est une bonne référence. N’oubliez pas les pucerons ou l’altise, la bouillie bordelaise aide, mais n’est pas une solution miracle.
Arbres fruitiers et vigne : protégez vos récoltes
Les arbres fruitiers et la vigne sont des cibles privilégiées pour certaines maladies. Voici un rapide tour d’horizon des dosages.
| Culture | Maladie/Objectif | Dosage (g/L) |
|---|---|---|
| Vigne | Mildiou | 12-25 g/L |
| Pêcher, Abricotier | Cloque, Moniliose | 10-20 g/L |
| Poirier, Pommier | Tavelure, Chancre | 15-25 g/L |
| Cerisier | Gommose, Corynéum | 10-15 g/L |
| Olivier | Œil de Paon | 10-12,5 g/L |
Fleurs et ornementales : rosiers, pissenlits
Vos rosiers méritent aussi une attention particulière. Un dosage de 10-20 g/L est courant pour prévenir diverses maladies. Contre l’oïdium, visez plutôt 12-15 g/L. Pour le pissenlit, qui peut être un envahisseur indésirable, un traitement à 12,5 g/L peut s’avérer efficace. Le haricot, lui, se contentera de 10 g/L pour rester en pleine forme. Adaptez toujours selon l’état de votre fleur ou plante.
Erreurs à éviter et précautions indispensables
Pour une application sûre et responsable, certaines choses sont à savoir. Évitez les erreurs classiques et suivez ces quelques conseils.
Ne pas dépasser les limites : la réglementation du cuivre
Vous ne pouvez pas appliquer du cuivre n’importe comment. La réglementation est stricte pour limiter la pollution des sols. En France, l’apport annuel est plafonné à 4-6 kg/hectare, ce qui représente 4 à 6 grammes par mètre carré. C’est même 6 g/m² pour l’agriculture biologique. Respectez ces plafonds, c’est crucial pour l’environnement.
Fréquence d’application : gardez le bon rythme
Afin d’éviter tout surdosage, la fréquence d’application est importante.
- Attendez 10 à 15 jours entre chaque traitement.
- Pour les tomates contre le mildiou, une application toutes les deux semaines suffit en prévention.
- Après une pluie forte, renouvelez le traitement de la vigne.
- Traitez les arbres fruitiers au début du printemps et à l’automne.
- Ne dépassez pas deux applications par mois à partir du printemps.
- Respectez un délai minimum de 15 jours avant la récolte.
Les risques du surdosage et du sous-dosage
Un dosage incorrect peut avoir de lourdes conséquences. Trop de produit ? C’est le surdosage. Il peut provoquer une phytotoxicité, vos plantes risquent de brûler. De plus, le cuivre s’accumule dans le sol, ce qui nuit à l’environnement. À l’inverse, un sous-dosage rend le tout inefficace. La maladie persistera et se propagera.